GABRIEL VILLENEUVE

Les mouches me tiennent et grattent,

je glisse. L’herbe d’un vert infini

se tourne, me dit :

« tu sais que si tu avais tu aurais »

mais le sol sait

que j’ai.

 

La tige d’une fleur,

pétales fatales

caresse l’envie de vivre et défaire

le gris de la ville

de mon ventre.

 

Un vent balaie les boucanes,

rince le poids des pages.

Mon corps vibrant des roues de

ta vieille voiture :

tu vois,

nous allons loin.