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Optique de la désintégration

Le labyrinthe ne se déforme qu’à partir du moment où nous y entrons. Vu de loin, l’horizon s’y perd. Le soleil ne s’en approche que les jours de pluie, lui rendant toute sa pudeur, ses délicates odeurs de paille et de girofle et de cuivre et d’ambroisie. Ce sont les fragilités du reflet, cette possibilité de voir s’effondrer un univers au grand complet, sans que personne d’autre s’en aperçoive.

 

Résurgence

Le maréchal était pieux. Je distinguais passivement la couleur de ses yeux imbibés d’aurores. À juste titre, cette noyade du maréchal offrait un spectacle de sépulcre pour les psychotiques sur le rivage, en pleine diphtongue collective. Aucune langue morte n’est apprise, quoi qu’elle puisse être entendue.

La mort d’un être spirituel en des circonstances opulentes peut facilement devenir une obsession pour des êtres affamés. Des orages comme vitamine z. Des mariages psychédéliques. De l’urée dans un pot Masson. Toutes les visions d’une entéléchie foudroyante. Nous brûlâmes des centaines de livres, que nous mélangeâmes aux cendres du maréchal. Il est bien connu que les cendres d’un être noyé recèlent un pouvoir métaphysique inaliénable, une opalescence critique. Sur le toit d’immeubles impossibles, nous attachions des parachutes au soleil, au lieu de mettre de la crème. Nous buvions du lait aussi, parfumé au lilas. Nous croyions tous au fait qu’il puisse avoir appartenu à un animal éteint, même si nous savions que le lilas avait été cueilli la journée même.